Olivier Maurel sur France Inter le 6 août "Faut-il être un dictateur avec ses enfants ?"Mercredi 6 août, de midi à 13 h, Olivier Maurel était sur France Inter, dans l'émission d'Eric Lange Ça vous dérange. L'émission a consisté en un débat entre Aldo Naouri, Olivier Maurel et Eric Lange, suivi par un dialogue avec quelques auditeurs. La question posée pour le sondage de France Inter sur Internet était : "Faut-il être un dictateur avec ses enfants ?". On peut écouter l'émission qui est archivée pendant 30 jours et lire les commentaires, voire en ajouter encore. On peut aussi écouter l'émission sur Daily Motion.
Compte-rendu de l'assemblée générale de l'Observatoire de la Violence Educative Ordinaire (OVEO), juin 2008OVEO vient de vivre sa deuxième assemblée générale du 7 juin au 15 juin 2008 par Internet, grâce à une liste de discussion. Nous avons décidé de travailler à l'avenir de manière telle que l'apport de chaque membre soit possible à travers la liste de discussion OVEO, jusque-là ouverte aux sympathisants, et un wiki (site web où l'on peut écrire des textes en commun, voir Wikipedia qui est le plus connu). Les personnes sympathisantes disposent déjà d'un mel pour envoyer des informations (
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), et pourront s'inscrire à une lettre d'information bi/trimestrielle qui sera mise en place sur le site. Nous allons enrichir la rubrique témoignages à partir de ceux reçus par Olivier Maurel en réponse au questionnaire figurant dans son livre "La Fessée" et dont les auteurs sont d'accord qu'ils soient rendus publics. Souhaitant avoir plus d'informations, tant de la part des associations que des familles, sur les pays du Nord ayant interdit la fessée depuis longtemps, nous allons mettre un contact en place. Nous nous lançons dans une présence effective lors de salons. Nous faisons appel à toutes les bonnes volontés pour nous aider à tenir les stands, et, selon le cas, nous envisageons de les partager avec d'autres associations ayant des objectifs proches. Pour cela, nous allons mettre au point un kit stand (liste de textes et livres pertinents sur la violence éducative ordinaire, une brochure de présentation de l'OVEO, éventuellement du matériel comme des autocollants). Salons prévus pour le moment : Primevère 2009 (Lyon, dernier week-end de février), Salon international des Initiatives de Paix 2009 (Paris, fin mai) et Marjolaine 2009 (Paris, mi-novembre). De plus, nous espérons que le kit stand sera trouvé utile par d'autres groupes concernés par la violence éducative ordinaire, en particulier lors de la journée internationale de la non-violence éducative que nous souhaitons soutenir de manière plus effective. Le deuxième grand chantier est l'ouverture d'une rubrique sur les livres de conseils éducatifs. Nous allons y parler au début des livres justifiant la fessée et des bests-sellers, en indiquant en quoi la violence éducative ordinaire y est reproduite ou non, reconnue ou non. Cette rubrique ne sera pas un tribunal, mais un autre point de vue, en gardant à l'esprit que la prise de conscience de la violence éducative est très difficile et qu'elle s'effectue pour chacun à un rythme particulier. Pour cela, nous devrons faire des citations très précises (non déformées ni sorties du contexte), et nous aurons éventuellement besoin de conseils juridiques pour éviter tout risque d'être mis en cause par les auteurs. Nous souhaitons réaliser ce travail en gardant présent à l'esprit que : - la prise de conscience de la violence éducative est très difficile, puisque l'une de ses principales caractéristiques est précisément de nous aveugler dès le plus jeune âge sur ce qu'elle est ;
- la prise de conscience s'effectue pour chacun à un rythme particulier, à travers différentes étapes, et chacune de ces étapes, même les toutes premières, est un progrès ;
- cette progression, comme celle des enfants, exige le respect ; l'intransigeance, les condamnations, les oukases sont particulièrement mal venus dans ce domaine ;
- en tant qu'association qui cherche à agir sur l'opinion publique, nous avons à tenir particulièrement compte de ces différences de niveaux dans les prises de conscience, sinon nous ne toucherons qu'une infime minorité de gens déjà convaincus ;
- à travers l'histoire, la prise de conscience de la violence éducative a été très lente et tout aussi progressive qu'elle l'est dans chaque existence individuelle ;
- dans les livres qui ont été des étapes importantes dans cette progression, il reste toujours une part d'aveuglement à tel ou tel aspect de la violence éducative ; cela n'empêche pas ces livres d'avoir fait progresser la prise de conscience générale.
138 associations françaises demandent l'interdiction de toute forme de violence (tapes, gifles, fessées) contre les enfants.
Cent trente-huit associations originaires de plus de cinquante départements français (métropole et outre-mer) ont signé un appel pour que les enfants aient droit à la même protection que les adultes, c'est-à-dire qu'il soit interdit de les frapper de quelque manière que ce soit. Cette demande est conforme aux exigences des institutions internationales : Comité des droits de l'enfant des Nations Unies, UNICEF, OMS, UNESCO, Conseil de l'Europe, qui demandent à tous les États d'interdire toute forme de punition corporelle. Mais elle vient cette fois de l'intérieur du pays et d'associations réunissant des parents, des enseignants ou des professionnels de la santé soucieux de protéger les enfants et de lutter contre la violence. Ont notamment signé cet appel : la section française de Défense des Enfants International, l'Institut pour la promotion du Lien Social du Pr Pierre Karli, l'Institut Coopératif de l'Ecole Moderne-Pédagogie Freinet, l'Office Central de la Coopération à l'Ecole, l'Observatoire National d'Etudes des Conduites à risques. En procédant à cette interdiction par la modification de l'article 371-1 du Code civil, la France remplira les engagements qu'elle a pris en signant la Convention relative aux droits de l'enfant, convention dont l'article 19 impose aux États de "protéger les enfants contre toute forme de violence". Et elle rejoindra les vingt-trois États, dont dix-huit États européens, qui ont déjà interdit sur leur territoire toute forme de punition corporelle infligée aux enfants. L'interdiction que demandent ces associations ne suppose aucune sanction supplémentaire par rapport au Code pénal actuel. Elle n'a pour but que de faire entrer dans les moeurs le principe qu'on n'a pas le droit de frapper les enfants, pas plus qu'on n'a le droit de frapper les femmes, les adultes ou les personnes âgées. Pour que cette interdiction soit efficace, les associations demandent aussi, et ces deux demandes sont inséparables de la première : - qu'une information permanente accessible à tous soit assurée auprès des familles et des jeunes parents pour rappeler l'interdiction;
- qu'un soutien renforcé soit apporté aux parents pour les aider à éduquer leurs enfants sans recourir à des coups ou autres humiliations.
Cet appel va être présenté aux candidats aux présidentielles et législatives, à la Défenseure des enfants et, bien sûr, aux médias. Toutes les associations agissant dans le domaine de l'enfance sont invitées à le signer. Associations à l'origine de cet appel : - Observatoire de la violence éducative ordinaire
- Association Ni claques ni fessées
- Stop violence Stop maltraitance
Le texte de l'appel ainsi que la liste des associations signataires sont accessibles sur le site de l'Observatoire de la Violence Educative Ordinaire : http://www.oveo.org. Pour tout renseignement complémentaire, téléphoner à Olivier Maurel, président de l'Observatoire :            04 94 21 68 73 . Mel :
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